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samedi, 13 janvier 2018 06:00

Interception d’un Boeing de la compagnie nationale par un avion de chasse français : Air Algérie donne sa version des faits

Écrit par Fayçal Djoudi
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Mardi dernier, l’armée de l’air française a fait décoller un Mirage 2000 pour intercepter un appareil de la compagnie Air Algérie qui ne répondait pas au contrôle aérien. La compagnie nationale a apporté, jeudi soir, des éclaircissements concernant cette « interception ».


Un avion de la compagnie aérienne Air Algérie a été intercepté, mardi dernier, par un Mirage de l’armée française, au-dessus de la ville d’Orange. A l’origine de cette manœuvre, l’équipage de bord qui n’a pas répondu aux appels de la tour de contrôle.
Cette opération a été réalisée en raison de doutes «sur les intentions de l’équipage» de l’aéronef qui assurait alors la liaison commerciale entre Constantine et l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. «L’avion a cessé de répondre au contrôle aérien français», a expliqué la Défense française.
Si les contrôleurs civils de Marseille ont finalement repris contact avec l’équipage quelques minutes avant le décollage du Mirage, l’intervention a été maintenue par la HADA afin de vérifier «des éléments de vol». «L’interception, au cours de laquelle une photo du Boeing 737 a été prise, a eu lieu à une altitude de 32 000 pieds à la verticale de la ville d’Orange (Vaucluse) à 11h26», explique l’Armée de l’air française. Olivier Celo, porte-parole du ministère français de la Défense, cité par l’AFP, a affirmé que ce type d’incident n’était pas «exceptionnel». «Il peut arriver que certains équipages oublient de contacter une zone de contrôle. En cas de « comm loss », on essaie de faire rétablir les contacts radio par les centres de détection et de contrôle et, si ça ne suffit pas, par le décollage d’un avion de chasse», a-t-il confié.


Les précisions d’Air Algérie
En quittant l’espace aérien algérien, l’avion d’Air Algérie « a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français qui a donné un code radar et l’a autorisé à opérer directement vers un point de navigation. Une instruction qui a été suivie par l’équipage d’Air Algérie », explique le chef de division des affaires générales de la compagnie aérienne nationale, M. Reda Toubal Seghir. Mais depuis cet appel, souligne le même responsable, l’équipage d’Air Algérie « n’a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français jusqu’au moment où un avion d’une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours lui demandant d’entrer en contact avec le contrôle aérien français ».
« Il est à préciser que l’avion algérien a suivi normalement son plan de vol et sans déviation de trajectoire », poursuit M. Toubal Seghir. Prenant contact avec le contrôle aérien français, ce dernier informa notre équipage qu’une procédure d’identification a été initiée par les militaires français par l’envoi d’un chasseur, qui est une procédure de sécurité applicable à l’ensemble des compagnies aériennes. Elle vise à s’assurer, en cas de perte de communication radio ou de déviation de trajectoire sans autorisation, que « l’aéronef n’est pas sous le coup d’une intervention illicite ou autre », précise-t-il.
Toubal Seghir fait savoir que « l’équipage demeure en toute circonstance à l’écoute sur deux fréquences : la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l’avion ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail. Or, affirme-t-il, « à aucun moment, l’équipage de notre vol n’a reçu d’appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas ». Dans ce cas précis, le Centre de contrôle des opérations d’Air Algérie (CCO) « n’a jamais reçu d’appel de la part du service aérien civil ou militaire pour lui signifier ou l’informer d’une perte de communication avec ce vol », conclut le même responsable. 

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