Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
samedi, 13 janvier 2018 06:00

Marché pétrolier : Le baril de brut au plus haut niveau

Écrit par Farid Messaoud
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le pétrole brut continue sa tendance haussière, enregistrant, jeudi dernier, 70 dollars le baril, un prix jamais vu en près de quatre ans, à la grande satisfaction des pays pétroliers dont l’Algérie. Cette tendance est portée par les principales nouvelles de la semaine qui sont haussières.

Il y a d’une part, les rebelles houthis qui pourraient, selon les agences de presse locales, s’en prendre au trafic maritime qui passe au large du Yémen, ce qui comprend nombre de pétroliers provenant du golfe persique. Il y a d’autre part, et contrairement aux attentes, la production américaine de pétrole qui a brutalement diminué en ce début d’année, en revenant de 9,782 à 9,492 millions de barils par jour lors de la semaine du 5 janvier, soit une chute de 3% environ en huit jours. Il y a enfin la position inchangée des membres de l’Opep ainsi que de leurs alliés hors Opep qui ont fait savoir qu’ils comptaient prolonger l’application de leurs quotas actuels jusqu’à la fin de l’année. Il s’agit là d’un bon signe pour la discipline de l’offre pétrolière. Autant d’éléments qui maintiennent les prix des barils à leurs plus hauts niveaux depuis juin 2014. La reprise des marchés pétroliers va apporter une bouffée d’air frais au pays et encourager l’activité économique. Et, le cabinet Ouyahia s’en réjouit, souhaitant que cette tendance se poursuive aussi longtemps que possible, car, cela lui fournit une bonne marge pour avancer dans les programmes de réformes établis dans le Plan d’action. Avec un baril oscillant aux alentours de 70 dollars, et une loi de finance pour 2018 élaborée sur la base d’un baril à 50 dollars, la partie est jouable pour le gouvernement en place qui veut diversifier l’économie, avec peu de moyens à sa disposition. De nombreux experts se félicitent d’ailleurs de l’abandon de la référence des 37 dollars et son remplacement par le prix de 50 dollars dans les projets de loi de finances pour 2017 et pour 2018. Ce choix constitue une opportunité au sens où il permet de limiter sensiblement le déficit budgétaire que l’Exécutif a déjà commencé à résorber, par le biais d’un nouvel instrument, celui de la création monétaire. De plus, avec un baril en net rebond, le pays verra ses revenus ainsi que sa fiscalité pétroliers augmenter. S’y ajoute une amélioration de la fiscalité ordinaire qui a atteint fin 2017 près de 30 milliards de dollars. Cela donne de la flexibilité au gouvernement dans l’élaboration des projections financières et économiques. Rien n’indique cependant que cette tendance haussière des cours du brut ne s’inverserait pas dans un proche avenir et mettrait de nouveau le gouvernement dans une situation difficile.

 

L’ombre américaine
Les plus pessimistes estiment que la croissance économique mondiale est encore trop lente pour servir de moteur à une tendance haussière des prix sur le long terme. Dans la même veine, l’Energy Information Administration (EIA) vient d’annoncer que la production pétrolière américaine dépasserait les 11 millions de barils par jour d’ici a fin 2019, soit plus que la production de la Russie ou celle de l’Arabie saoudite. Cela va doper l’offre pétrolière mondiale et ferai baisser les prix de l’or noir. Aussi, l’ombre américaine laisse la plupart des analystes du secteur dubitatifs sur un baril à plus de 70 dollars. Du côté de la demande, le président de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Souhaïl al-Mazroui, semble optimiste, déclarant jeudi dernier qu’il prévoyait une nette hausse de la demande mondiale de pétrole en 2018. Dans un tweet, Al-Mazroui, qui est de même ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, a assuré que 2018 sera une année de « forte demande » de pétrole et que l’Opep «ne prendra des actions drastiques qu’en cas de crise ». Dans le cas contraire, a-t-il ajouté, elle n’interviendra pas pour changer les conditions normales du marché. Par ailleurs et selon le consensus calculé par l’agence Bloomberg, les spécialistes du marché parient sur un Brent à 58 dollars en moyenne en 2018. Un analyste de Commerzbank cité par CNBC estime de son côté que les prix du pétrole vont probablement reculer d’au moins 15% au cours des prochaines semaines. La reprise actuelle est « certainement due à une surchauffe massive des spéculateurs et devrait se corriger au cours du mois prochain », a ainsi expliqué Eugen Weinberg.

Laissez un commentaire